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Vitry ville verte… Un peu d’histoire

Un peu d'histoire

pour honorer et continuer ce bel héritage !

Vitry prend la 3eplace au classement des villes qui n’utilisant plus de pesticides . Vitry bénéficie du parc départemental des Lilas de 98 ha. C’est un formidable héritage ! Vitry a eu 2 élus visionnaires dans les années 70. Son Maire d’alors, Marcel Rosette et Michel Germa, Président du conseil général qui un soir ont dessiné autour d’un verre le pourtour d’un futur parc sur le plateau de Vitry, tenant compte à la fois de leur volonté de voir les vitriots jouir d’espaces verts et de l’impossibilité de construire sur les anciennes carrières de gypse que l’actuel Parc des Lilas recouvre.

J’ai eu la chance, nouvellement élu conseiller général, d’avoir la responsabilité de la mise en place de ce parc. Après son inauguration, j’ai alors proposé au Président Michel Germa de porter une conception évolutive de ce parc pour répondre aux nouvelles attentes de la population tout en respectant ce que la nature avait façonné au cours des siècles sur cet espace magnifique.

Un comité participatif ouvert aux citoyens se réunit alors chaque année et la plupart des propositions simples, de bon sens et peu coûteuses (comme la fête des moissons) furent mises en œuvre, chaque fois aussi rapidement qu’efficacement. 

Plus tard, dans les années 2000, lorsque j’eus la responsabilité d’être Vice-président chargé des espaces verts, de l’eau et des enjeux écologiques, je proposais au nom du Département de prendre une mesure exemplaire : la suppression des pesticides dans les 30 parcs départementaux du val de Marne.

Après la stupéfaction de beaucoup de jardiniers des services départementaux, souvent sortis de l’école en ayant été formés à l’usage de ces produits, je me souviens combien c’est rapidement et naturellement l’enthousiasme qui a prévalu pour le respect de la nature et le vaste plan de formation pour apprendre les alternatives aux produits chimiques. La venue du Professeur Belpomme expliquant à un public aussi surpris qu’attentif que la moitié des cancers était d’origine environnementale y a largement contribué.

Enthousiasme à nouveau quand je proposais d’accueillir avec bienveillance le projet de la toute nouvelle association Planète lilas qui proposait d’installer sur le Parc un lieu d’éducation populaire et de culture maraîchère. Une forme de partenariat public, associatif et citoyen pour du maraichage en milieu urbain et la distribution de paniers de légumes en circuit court : c’était parmi les premières expériences de ce type en France !

Mais je me souviens aussi des premières réactions de la municipalité d’alors se gaussant de ce projet accusé de « privatiser le parc » et prétendant alimenter les vitriots en légumes bios. « Nous n’allons peut-être pas nourrir la population de Vitry mais nous allons créer d’autres repères pour que l’agriculture réinvestisse la ville » avais-je alors répondu.

Je me souviens aussi de l’engueulade publique que je reçus lorsque nous avons inauguré la promenade le long du chemin de halage au pont suspendu parce que le revêtement laissait passé l’eau et que les dames à haut talons allaient se tordre les chevilles !

Tout cela pour dire que ce qui est devenu évident aujourd’hui, comme l’interdiction des pesticides, la nécessité de dé-perméabiliser les sols, la réinvention de villes comestibles et nourricières ne l’était pas il y a 20 ans et qu’il a fallut mener des combats, convaincre en douceur, avec pédagogie mais sans jamais lâcher, pour y parvenir.

Aujourd’hui ce sont ces combats qui continuent pour investir dans le tri, les ressourceries plutôt que dans un aspirateur à déchet déresponsabilisant et d’un coût exorbitant, pour la nature en ville, un plan alimentaire territorial, les circulations douces et les zones piétonnes, la végétalisation des toits, la propreté de la ville, pour que le petit commerce et la convivialité reprennent leur juste place, etc. Autant d’enjeux et de mobilisations qui alimentent le respect de chacun et l’estime de soi, le bien vivre ensemble et avec notre environnement. Oui, il faut se battre, convaincre pour changer de logiciel, pour continuer et enrichir ce bel héritage… Sans quoi, la bétonisation en cours aura tôt fait de recouvrir cette ville que nous aimons. C’est aussi un enjeu fort des élections municipales que porte la liste écologiste sociale et citoyenne pour changer Vitry en mieux conduite par Frédéric Bourdon

Jacques Perreux

Président du groupe EELV- Gauche Citoyenne au territoire Grand Orly Seine Biévre

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